Mise à jour de l'histoire.
Islia est une nymphe. Avant d’entamer son histoire, il faut comprendre ce qu’est une nymphe.
Dans la mythologie, les nymphes étaient des divinités protectrices de la nature. Pour les Grecs de l’Antiquité, il y avait une nymphe pour s’occuper de chaque élément de la nature. Une nymphe pour chaque rocher, une pour chaque fleur, une pour chaque rivière, etc.
On distingue :
*les Naïades, ou nymphes des sources
*les Néréides ou nymphes de la mer
*les Oréades, ou nymphes des montagnes
*les Dryades, ou nymphes des arbres
*les Hamadryades dont le destin était lié à celui d'un chêne.
NAISSANCEUne nymphe a deux types de naissance. Soit, elle apparaît alors que la graine germe, soit, dans le cas d'Islia, elle a des parents, une famille, et elle décide ou est désignée, durant une cérémonie d'ancienne magie celtique, de s'occuper d'un arbre.
Ainsi, Islia est née il y a bien longtemps, à l'équivalent du Moyen-Age européen. Elle est la soeur de la Dame du Lac, connue pour avoir aidé le célèbre et très anglais Roi Arthur. Islia est née dans la forêt de Brocéliande, petite humaine qui perdit sa mère à sa naissance. Outre sa soeur, elle grandit quasi-seule au milieu d'autres nymphes, attendries par ce bout d'chou. La Dame du Lac ne pouvant que rarement prendre soin d'elle, elle fut intégrée chez les nymphes. Néanmoins, Islia et elle nouèrent un lien très fort.
COMMENT UNE HUMAINE DIVINE DEVIENT-ELLE UNE NYMPHE?A l'âge réel, humain, de 23 ans, eut lieu la cérémonie qui la lia à une graine. Un grand nombre de nymphes, de celles qui étaient nymphes de naissance, s’opposèrent à son entrée dans cette race. Il y eut un grand débat, et ce fut finalement la voix même d’Islia qui fit basculer la balance en sa faveur. Cette cérémonie bloqua son corps à l'aspect éternel d'une jeune femme de 23 ans, brune, grande et fine, sauvage et extravertie. Lors de cette cérémonie, des pouvoirs mystiques, naturels et surhumains lui furent accordés, s'ajoutant à ceux qu'elle avait déjà étant humaine. Elle prit soin, comme toute ses autres nouvelles soeurs, de la graine qui lui avait été confiée, à laquelle elle tenait comme à la prunelle de ses grands yeux violets. Elle choisit soigneusement un lieu, une clairière lumineuse, perdu à l'exact milieu de la forêt.
Au bout de dizaines d'années et de nombreux soins, l'arbre atteignit une hauteur monumentale à une vitesse phénoménale.
Islia est la nymphe d’un arbre légendaire, le Chêne d’Or. Ce sont ses feuilles, colorées comme si c’était en permanence l’automne, qui lui ont donné ce nom. Plus tard, avec les influences de la magie autour de Brocéliande, la forêt où était planté ce chêne, les feuilles devinrent métal précieux, le tronc se changea en ébène, et Islia acquit d'avantage de pouvoirs .
Un jour, la jeune femme décida tout de même de tenter sa chance ailleurs. Non pas qu'elle s'ennuyait, au contraire, mais les nymphes lui avaient si souvent parlé de ce pays, là-bas, où tous se rendaient et apprenaient la magie, qu'elle décida d'y aller. Non pas pour apprendre, mais pour enseigner. Devenue l'une des sages de la forêt, elle partit tôt, un matin.
Elle intégra la City d’Apollon, en tant qu’élève envoyée à Lupus –la maison des personnes mystérieuses et avides de pouvoir. Elle finit sa scolarité, mais resta à la City, pour y apprendre ce qu’elle savait. Elle devint professeur de « Découverte des Autres Peuples et de leurs Coutumes », plus couramment appelée DAPC.
Il se passa ainsi un temps calme à la City d’Apollon, durant lequel Islia tomba amoureuse d’un jeune homme, Cybernatus Draco, qu’elle avait guéri de son aquaphobie.
Puis, prise de fatigue, la directrice, la jeune Mélusine, laissa les rênes de la City à Islia. Celle-ci fit de son mieux, mais ne put empêcher l’arrivée du mal dans cette école. Tout d’abord, ce ne fut que rumeurs, légendes et frayeurs. Mais bientôt, tout ce Mal se personnifia. Etait arrivé des Balkans une vampire, Aleera, qui se disait fille de Dracula. Elle réussit, malgré les efforts continus d’Islia et des autres professeurs, à rallier à sa cause des élèves, et même certains des enseignants. Il s’engagea silencieusement une lutte entre les deux immortelles. Car bien-sûr, si elles avaient toutes les deux des pouvoirs et un charisme époustouflant, Islia préférait le soleil, les chants et les rires, Aleera avait choisi la nuit, le silence et le sang.
Vint finalement une bataille qui opposa le « camp d’Aleera » composé des vampires, tels que Sarah, les lycans, comme Kyojiro, ou encore les anges déchus, comme Ange Noir, et le « camp d’Islia », qui regroupait les elfes, les fées, et les humains encore du côté du Bien. Durant cette bataille, les deux opposantes, Islia et Aleera, disparurent pratiquement simultanément. Certaines langues racontent que leur combat se déroulât sur les flancs de la montagne … Quoi qu’il en soit, Islia ne revint pas à la City, à la fin de la bataille.
Les deux camps discutèrent longuement, et il fut finalement convenu que la City serait dirigée par deux directeurs. L’un d’eux seraient issu du Bien, et l’autre, du Mal. C’est ainsi que Cybernatus Draco, pour le Bien, prit la direction de la City, avec Zélina, pour le Mal.
Islia ne revint que plusieurs mois après.
Elle avait quitté la City, avant la fin de la guerre, pour la forêt de Brocéliande, d’où le Chêne d’Or l’appelait à l’aide. Les hommes avaient perdu de leurs croyances. Ils n’avaient plus désormais aucun respect pour les bois et pour les êtres qui l’habitaient. En entendant parler du fameux arbre d’ébène et d’or, ils s’étaient armés de haches, de corde et de pelles, avec l’intention d’abattre cet arbre et de revendre ses « composants ».
Ils avaient entouré l’arbre imposant, et furent un instant époustouflés par la hauteur de ses branchages. Un instant, ils hésitèrent, et eurent l’impression de revoir vivre devant leurs yeux les anciennes croyances de leurs ancêtres. Mais l’un d’eux dissipa le malentendu en criant que cela ne ferait que plus d’argent. Aussitôt qu’ils levèrent leurs armes, une lumière les aveugla. Devant eux, imposante, puissante, était apparut une femme tellement belle qu’elle en paraissait irréelle. Islia, pour la première fois de sa vie, elle d’habitude si calme, posée et souriante, avait un visage dur, un air impitoyable et la lumière semblait émaner de son corps. Les hommes virent alors les divinités revenir sur Terre. Un grand nombre d’entre eux s’enfuir en courant, certains s’évanouir, mais les plus cupides et les moins croyants, se croyant courageux, firent face. Tous ceux qui restèrent menaçant furent foudroyés sur le coup. Parce qu’elle avait tué des hommes, Islia se punit elle-même. Une nymphe a le devoir de veiller sur son arbre, de le protéger du froid, du vent, du feu, mais ne doit pas nuire aux autres êtres des bois dans un cas de défense. Or, là, sous le coup de la colère, elle avait tué. Elle détruisit elle-même le Chêne d’Or, perdant la vie. Cependant, grâce à ses pouvoirs, elle ne mourut pas. Elle dût pendant un temps rester sous la forme de spectre, en gardant les mêmes pouvoirs, mais en perdant son humanité, et une partie d’elle-même –cette partie d’indifférence, de calme et de patience qu’elle avait détruite en tuant des hommes. Elle revint à la City, où elle prit le statut d’Âme Protectrice. Elle avait échoué à son rôle de protectrice du Chêne d’Or, et elle s’interdisait de laisser la City être entre de mauvaises mains. Sous sa forme de spectre, Islia perdit son apparence enchanteresse, irréelle.
Puis, elle trouva enfin un moyen de retrouver son apparence habituelle. Ses cheveux recouvrèrent leur longueur, leurs boucles et leur couleur cuivrée, sa peau se bronza, ses mains s’affinèrent, et son corps tout entier devient matériel. Seuls ses yeux restèrent noirs, au lieu de virer au violet lumineux qui était auparavant leur couleur.